Le syndrome Ajumma par le photographe Hein Kuhn Oh

Depuis une quinzaine d’année, le photographe Hein-Kuhn Oh (né à Seoul en1963) explore la structure de la société coréenne et la manière dont celle-ci conditionne les individus. Proche d’un travail de recensement, il photographie des groupes spécifiques de personnes qui présentent des caractéristiques communes propre à la culture Coréenne. L’accumulation de portrait réalisé permet, par la suite, une comparaison des sujets photographiés et de révéler les similitudes et les différences entre ceux-ci. Hein-Kuhn Oh questionne le rapport entre l’apparence, l’appartenance a un groupe et l’identité individuelle.

Si la démarche et la forme semble sociologique, le regard de Hein Kuhn Oh ne se départ jamais d’un sens critique et artistique (dons subjectif et arbitraire).

En 1999, dans la série Ajumma, Hein-Kuhn Oh photographie dans la rue des Femmes coréennes « d’age mure ». Les portraits sont réalisés en noir et blanc et en plan rapproché. Le flash qu’il utilise isole les modèles de tout contexte et leur confère un aspect inquiétant.

Propre à la Corée le terme ajumma n’a pas d’équivalent en France (ni ailleurs ?). Bien qu’à l’origine, il désigne simplement les femmes mariées de plus de 40 ans, le concept ajumma dépasse le simple statut familiale pour désigner quasiment une sous culture composée de femmes avec ses propres valeurs, ses codes de conduite, vestimentaires et sociales.

@cahier de Seoul


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Site Internet de Hein Kuhn Oh

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2 comments

  • une image 7 juin 2012  

    Concours de celle qui ressemble le plus à un clown ? Je trouve que prendre des ajumma qui sont toutes apprêtées, maquillées jusqu’à la moelle, toutes plus ressemblantes les unes aux autres (à quelques degrés de différence près, sur l’échelle de la beauté, certes), ne donne pas à voir leur originalité propre. Même si elles partagent certains codes, je ne crois pas que le port du rouge à lèvres soit ce qui les unit si profondément. Quelque chose se dégage de ce statut de femme, si particulier, véhiculé spécifiquement en Corée, qu’elles représentent dans une effrayante simplicité, un naturel remarquable, et ce n’est pas, il me semble, ce qu’incarnent celles photographiées.

  • Une image (mieux là, non?) 7 juin 2012  

    Permettez-moi de retirer ma remarque sur l’aspect clownesque de certaines femmes : je ne les mets pas toutes dans le même sac, d’ailleurs on voit bien que le photographe joue sur ce côté cocasse, mais ces photos étouffent, pour certaines d’entre elles, par leur artifice. Cela n’aurait sans doute pas déplu à Baudelaire… mais il y a comme quelque chose d’agaçant pour moi.

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