Nam June Paik est un artiste coréen considéré comme le fondateur de l’art video. Il est né à Seoul le 20 juillet 1932 et est décédé à Miami le 29 janvier 2006. Son génie est d’avoir compris que l’apparition de la télévision avait changé le monde.
Après des études de musique en Corée puis au Japon, il part en 1956 terminer sa formation universitaire en Allemagne. En 1958, il travaille auprès du compositeur Stockhausen (pionnier de la musique électroacoustique) dans le studio de musique électronique de Radio Cologne. Durant cette période, Nam June Païk côtoie l’avant-garde de l’époque (notamment Joseph Beuys, John Cage, Merce Cunningham, le couple de plasticiens Christo, Jeanne-Claude, etc..) et rejoint le groupe artistique Fluxus (issu du mouvement dada qui mélange aussi bien la musique, la performance, l’art plastique et l’écriture) où il produit, dans le cadre de ce mouvement, ses propres concerts, expositions et performances (comme briser son violon sur scene, plonger dans des baignoires, jeter des œufs sur le public, etc).
En mars 1963, il présente à la galerie Parnass de wuppertal une installation composée de 13 téléviseurs posés à même le sol dont l’image déreglée par des générateurs de fréquence ne diffuse rien d’autre que des rayures et des striures. Cette « Exposition de musique et de télévision électronique » est considérée aujourd’hui comme la première œuvre d’art video.
En 1964, il rencontre la violoncelliste Charlotte Moorman avec qui il collabore pour de nombreuses performances.

Charlotte Moorman (18 novembre 1933 – 8 novembre 1991) est une violonceliste américaine. Elle rencontre Nam June Paik en 1964, lors d’un voyage de ce dernier à New-York. Ensemble, ils réalisent de nombreuses performances.
Charlotte Moorman – Nam June Paik Concerto for TV Cello and Videotapes » (1971)
L’ensemble de l’œuvre de Nam June Paik se compose d’installations vidéos dans lesquels il introduit des instruments de musique et des moniteurs de télévision qu’il modifie pour les détourner de leur fonction initiale. Dans sa série « robots », il empile des postes de télévision jusqu’à leur donner une forme anthropomorphique. Il manipule également les images et les sons, en les superposant, les altérant, les étirant et les accelerant jusqu’à les rendre méconnaissables.
A la fois sculptures et mise en scene sonore et visuelle, les installations de Nam June Paik offent aux visiteurs, une experience sensorielle totale.
En 2008, deux ans après la mort de l’artiste coréen, le centre d’art Nam June Paik a ouvert ses portes dans la ville de Yongin.




TV Buddha est une œuvre de June Paik Nam composée d’une statue de Bouddha contemplant sa propre image diffusée sur un écran vidéo (filmée par une caméra en circuit fermé créant ainsi une boucle infinie).

Nam June Paik Reclining Buddha, 1994
Avec sa série Buddha, Nam June Paike engage une réflexion sur le statut de la télévision en tant qu’objet de culte en occident.

Family of Robots.
A partir de 1986, Nam June Paik assemble des vieux téléviseurs et appareils radiophoniques dans le but de créer des sculptures d’apparence humaine qui représentent des membres d’une famille.

Nam June Paik «Hommage à Stanley Brouwn» 1984


Nam June Paik, Electronic Superhighway: Continental U.S., Alaska, Hawaii, 1995
Lorsque Nam June Paik arrive aux États-Unis en 1964, l’immense réseau autoroutier – encore récent – symbolise une certaine idée de la liberté américaine. L’œuvre Electronic Superhighway représente la sensation du jeune artiste coréen quand il arrive sur le continent américain. Les Néons évoquent les enseignes multicolores et tentatrices des motels et restaurants au bord de la route. La multitude d’images clignotantes défilent comme le paysage vu d’une voiture qui fonce à travers la nuit. La structure faite d’écrans suggèrent que le mythe de l’Amérique s’est construite sur son cinéma.
Olympe de Gouges – 1989 – au musée d’art moderne.
Cette sculpture, qui a été installé au centre de la fresque réalisée par Raoul Dufy au musée d’art moderne de Paris, était une commande de la ville à l’occasion du bicentenaire de la Révolution de 1789.
10 mai 2012
[...] 2012, présentant Nam June Paik comme Pionnier de L’art vidéo apparaît dans sur le site des cahiers de Séoul. Il place d’emblée la télévision comme un nouvel élément ayant « changé [...]